Research-to-Action

Time for Evidence: More than 300 Canadian and International academics call for the decriminalization of sex work and voice opposition to criminalizing the purchasing of sex

Thursday, March 27, 2014

Open letter issued to the federal government this morning calls for decriminalization of sex work as a critical evidence-based policy and strongly opposes criminalizing the purchasing of sex. You can still sign on!

Vancouver, B.C. [March 27, 2014] — In an open letter sent to the federal government this morning, more than 300 academics and researchers are calling for evidence-based decriminalization of sex work in Canada and voicing strong opposition to criminalizing the purchasing of sex.

On December 20, 2013, in a unanimous decision, the Supreme Court of Canada struck down three key criminal laws relating to prostitution as causing harm to the safety, health, and human rights of sex workers. The Government of Canada was given until December 2014 to create new laws, should they choose to.

The 300 signatories express their strong concern that the federal government is considering the introduction of new legislation that would criminalize the purchasing of sex. Often referred to as the “Swedish” or “Nordic” Model, the letter states criminalizing the purchase of sex “is not scientifically grounded and evidence strongly suggests that it would recreate the same social and health-related harms of current criminalization.”

“Evidence in Canada and globally has clearly shown that criminalizing any aspect of the sex industry - whether targeting sex workers, their working conditions, their clients, or third parities - has devastating consequences on the safety, health, and human rights of sex workers,” said Dr. Kate Shannon, associate professor of medicine at the University of British Columbia and director of the Gender and Sexual Health Initiative. “The Supreme Court of Canada decision was very clear and yet the federal government continues to ignore the science.”

The letter, addressed to the leaders of the five federal political parties and delivered to all MPs in Canada this morning, expresses concerns the Canadian government is ignoring the large body of research from Canada, Sweden, Norway, and globally demonstrating:

  • Criminalizing any aspect of sex work, including the purchasing of sex, undermines access to critical social, health, and legal protections;
  • Criminalizing any aspect of sex work, including the purchasing of sex, elevates risks for violence, abuse, and other health and social harms to sex workers and communities;
  • There is no evidence that criminalizing the purchasing of sex reduces or eliminates prostitution;
  • Criminalizing any aspect of the sex industry undermines efforts to address human trafficking as a critical human rights issue.

“We call on the Canadian government to meaningfully work with sex workers, as well as researchers and human rights experts, to ensure evidence-based laws or policies in Canada do not further recreate the same harms as the current criminalization regime”, said Dr. Chris Bruckert, associate professor of Criminology at the University of Ottawa.

The letter calls on Canada to adopt the decriminalization of sex work recommendations of major international policy bodies, including the World Health Organization, United Nations Population Fund, UNAIDS Advisory Group on HIV and Sex Work, and the Global Commission on HIV and the Law.

“The New Zealand model of decriminalization of sex work provides a clear evidence-based example from which we can learn and adapt to Canada,” said Dr. Frances Shaver, professor of sociology at Concordia University. “Research and the New Zealand government’s own evaluation has demonstrated improved health and safety for sex workers and communities.”

Read the open letter and list of signatories in both French and English here: www.gshi.cfenet.ubc.ca/openletter

View News Release as PDF

 


 

Le temps est venu de se fier à la recherche : plus de 300 universitaires canadiens demandent la décriminalisation du travail du sexe et manifestent leur opposition à la criminalisation de l’achat de services sexuels.

Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement fédéral ce matin, ils demandent la décriminalisation du travail du sexe par le biais de politiques fondées sur des données probantes et s’opposent fermement à la criminalisation de l’achat de services sexuels.

Vancouver, le 27 mars 2014 — Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement fédéral ce matin, plus de 300 universitaires et chercheurs demandent la décriminalisation du travail du sexe en se fondant sur des données probantes et s’opposent fermement à la criminalisation de l’achat de services sexuels.

Le 20 décembre 2013, dans une décision unanime, la Cour suprême du Canada a annulé trois lois pénales importantes concernant la prostitution, alléguant que celles-ci portaient atteinte à la sécurité, à la santé et aux droits fondamentaux des travailleurs du sexe. La Cour a demandé au gouvernement du Canada, s’il choisit de le faire, de créer de nouvelles lois d’ici décembre 2014.

Les plus de 300 signataires se sont dits grandement préoccupés par le fait que le gouvernement fédéral envisage la possibilité d’introduire de nouvelles dispositions législatives qui criminaliseraient l’achat de services sexuels. Souvent désignée par les termes 'modèle suédois' ou 'modèle nordique', la criminalisation de l’achat de services sexuels « n’est pas fondée sur le plan scientifique. D’ailleurs, les recherches démontrent clairement que ces dispositions ne changeraient en rien la situation quant aux problèmes sociaux et sanitaires causés par les lois pénales actuelles. »   

« Des preuves scientifiques réunies au Canada et ailleurs dans le monde confirment sans l’ombre d’un doute que la criminalisation de tout aspect de l’industrie du sexe — en ciblant les travailleurs du sexe, leurs conditions de travail, leurs clients ou des tiers — a des effets catastrophiques sur la sécurité, la santé et les droits fondamentaux des travailleurs du sexe, explique Dre Kate Shannon, professeure agrégée de médecine à l’Université de la Colombie-Britannique et directrice de la Gender and Sexual Health Initiative. Même si la décision de la Cour suprême du Canada a été très claire, le gouvernement du Canada continue de faire fi de la science. »

La lettre qui a été livrée ce matin aux chefs des quatre principaux partis politiques, ainsi qu’à tous les députés fédéraux canadiens, exprime leur profonde inquiétude que le gouvernement du Canada ignore un ensemble considérable de preuves scientifiques provenant du Canada, de la Suède, de la Norvège et d’ailleurs dans le monde démontrant les faits suivants :

  • la criminalisation de tout aspect du travail du sexe, notamment l’achat de services sexuels, limite l’accès aux garanties critiques en matière de sécurité, de santé et de droits juridiques ;
  • la criminalisation de tout aspect du travail du sexe, notamment l’achat de services sexuels, est directement liée à un accroissement des risques de violence et de maltraitance, ainsi que d’autres problèmes sanitaires et sociaux, pour les travailleurs du sexe et les collectivités ;
  • aucune preuve n’indique que la criminalisation de l’achat de services sexuels contribue à réduire ou à éliminer la prostitution ;
  • la criminalisation de tout aspect du travail du sexe nuit à l’efficacité des efforts déployés pour lutter contre la traite de personnes, une question cruciale en ce qui a trait aux droits de la personne.

« Nous demandons au gouvernement du Canada de travailler étroitement avec les travailleurs du sexe, les chercheurs et les experts dans le domaine des droits de la personne afin d’élaborer des lois et des politiques canadiennes fondées sur des données probantes qui ne risquent pas de perpétuer les problèmes qui existent en raison du régime de criminalisation actuel, dit Dre Chris Bruckert, professeure agrégée de criminologie à l’Université d’Ottawa. »

La lettre demande que le Canada adopte les recommandations concernant la décriminalisation du travail du sexe des principales instances d’élaboration de politiques internationales, comme l’Organisation mondiale de la santé, le Fonds des Nations Unies pour la population, le groupe consultatif de l’ONUSIDA sur le VIH et le commerce du sexe et la Commission mondiale sur le VIH et le droit.  

« Le modèle de décriminalisation du travail du sexe de la Nouvelle-Zélande est un exemple fondé sur des données probantes dont nous devrions nous inspirer au Canada, ajoute Dre Frances Shaver, professeure de sociologie à l’Université Concordia. Des recherches et la propre évaluation du gouvernement dans ce pays ont montré que la santé et la sécurité des travailleurs du sexe et des collectivités se sont améliorées. »

On peut visionner le texte complet de la lettre ouverte et la liste des signataires en visitant : www.gshi.cfenet.ubc.ca/openletter

 


 

About the Gender and Sexual Health Initiative

The GSHI is a program of the BC Centre for Excellence in HIV/AIDS (BC-CfE) with the overall mission to ensure research of the highest scientific and ethical standard informs evidence-based policy and practice in gender, sexual health and HIV/AIDS and reduces health and social inequities among marginalized populations in Canada and globally. GSHI, on behalf of the BC-CfE, was an official legal intervener in the Bedford case at the Supreme Court of Canada.

About the British Columbia Centre for Excellence in HIV/AIDS

The BC-CfE is Canada’s largest HIV/AIDS research, treatment and education facility and is internationally recognized as an innovative world leader in combating HIV/AIDS and related diseases. BC-CfE is based at St. Paul’s Hospital, Providence Health Care, a teaching hospital of the University of British Columbia. The BC-CfE works in close collaboration with key provincial and international stakeholders, including health authorities, health care providers, academics from other institutions, and the community to decrease the health burden of HIV and AIDS.

About the University of British Columbia

The University of British Columbia (UBC) is one of North America’s largest public research and teaching institutions, and one of only two Canadian institutions consistently ranked among the world’s 40 best universities. Surrounded by the beauty of the Canadian West, it is a place that inspires bold, new ways of thinking that have helped make it a national leader in areas as diverse as community service learning, sustainability and research commercialization.

For interviews with Dr. Kate Shannon or Dr. Frances Shaver, please contact:

Kevin Hollett

BC-CfE

Phone: 604-682-2344 ext. 66536

Mobile: 778-848-3420

Email: khollett@cfenet.ubc.ca

For interviews with Dr. Chris Bruckert, please contact:

Dr. Chris Bruckert

Phone: 819-661-3785